Tai chi chuan : la force tranquille
Dans les Arts Martiaux on distingue souvent la force issue des muscles et celle issue du souffle et de la structure.
Dans la pratique du Tai chi, il y a bien sûr une activité musculaire mais on l'utilise sans importante dépense d'énergie.
Dans ces mouvements lents, continus, circulaires, le muscle a un comportement élastique passif. A condition que tout soit en place : alignements osseux et plénitude de la posture.
Le mouvement se propage de fibrille en fibrille le long de nos chaînes musculaires qui, conduites pas les fascias, nous unissent de bout en bout.
En accord avec les méridiens d'acupuncture, ces chaînes nous aident à laisser faire les équilibres naturels. Forcer dans une direction serait alors inefficace. Nous avons juste à les accompagner par une attitude d'écoute et de ressenti.
Ces chaînes passent toutes par le « centre » , le Tan Tien pour les Chinois. C'est le centre de gravité de notre corps, la zone comprise entre la troisième lombaire et le nombril et passant par l'axe vertical.
Plus le mouvement part réellement de ce centre, plus il est complet et équilibré, plus il est coordonné et puissant.
Dans notre pratique, la puissance n'est pas liée à la force musculaire mais à la perception de ce centre et d'un mouvement qui se propage comme une onde, en harmonie avec le souffle.
C'est ce qui le rend tranquille et libre.
Au plaisir de vous retrouver pour un cours d’essai
