Le poumon et la circulation de l'énergie
Si l'on veut accueillir le souffle au mieux, il faut lui offrir de l'espace.
Les poumons localisés dans la cage thoracique assurent réellement leur fonction si les parois de leur « nid » demeurent souples et mobiles. Une ouverture multidirectionnelle des côtes doit être possible, entretenue grâce à la souplesse des muscles intercostaux, des muscles du dos et des épaules, sans parler de la souplesse du diaphragme.
Une déficience des poumons modifie l'attitude corporelle : les épaules s'enroulent vers l'intérieur, la région de l'estomac se creuse, la tête penche vers l'avant, ou bien, chez les asthmatiques par exemple, l'effort continue qu'ils accomplissent pour inspirer rigidifie la cage en expansion et crée de fortes tensions dans les épaules et et la nuque.
Pour favoriser le passage de l'air, il faut en premier lieu redresser le corps, le rendre tendre, puis chercher à équilibrer les temps de l'inspir et de l'expir. Le rythme respiratoire, lent et régulier, module la circulation énergétique dans les méridiens, apaise et régule le rythme cardiaque et harmonise la circulation sanguine.
Le poumon étant considéré comme « maître des souffles », maître de la circulation de l'énergie dans tout le corps, nous pouvons comprendre combien l'acte respiratoire est capital pour la santé.
La cage thoracique peut être dure et rigide lorsque nous n'avons pas conscience des mouvements respiratoires ou lorsque les émotions y restent contenues. Une « mauvaise » attitude physique entrave également la respiration en voiture par exemple. La position des bras et un siège mal adapté favorisent la fermeture de la cage et le blocage du diaphragme.
L'importance du diaphragme
Le diaphragme, cette cloison souple qui sépare le thorax et l'abdomen, joue un rôle très important dans l'entretien des fonctions respiratoires et digestives . Une respiration correcte lui assure toute sa mobilité, il se présente en dôme à la fin de l'expir et en cuvette à la fin de l'inspir. Le mouvement de vague de chaque respiration procure un massage efficace du foie, de l'estomac et de la rate, de la base des poumons et du muscle cardiaque. Chez bon nombre d'individus, la respiration restant automatique et inconsciente, le diaphragme demeure pratiquement immobile et se rigidifie. La respiration se limitant à un va-et-vient dans la partie haute des poumons. La région de l'épigastre, du plexus solaire se tend et se durcit, et la relation naturelle entre le haut du corps et le bas n'est plus entretenue.
La pratique du Tai Chi Chuan et de la gymnastique énergétique apporte l'équilibre physique et mental, voire une ouverture vers d'autres plans de conscience.
Le chemin n'est pas ailleurs que sous nos pieds, à chaque instant de la vie quotidienne.
(Inspiré de : « Les cinq saisons de l'énergie » de Isabelle Laading)
